r e m o t e - a c c e s s

vendredi 9 décembre 2005

Distance et séparation

Constructions lointaines et soucieuses
Aux âmes dilatées perdent leur lumière,
Dépoussiérer nos vies synchrones
Aux vagues déchainées de la mer,
Partager les distances et se séparer.

dimanche 13 novembre 2005

Sentiments vagues

Miossec - Je m'en vais

Je suis las de me battre, seul.
A bien y réfléchir, rien n'est important si on ne l'accompli que pour soi même.
Les choses sont si statiques alors que le temps défile.
Les larmes qui montent ne coulent plus
Et tes sourires me manquent.
Mes lèvres gardent pourtant le goût de tes paupières closes lorsqu'endormie je t'embrassais sur les yeux.
En revenant, je ne me suis pas retenu mais rien n'a coulé.
En rentrant, je ne t'ai pas trouvé alors j'ai pleuré.
Les étoiles qu'il y avait dans tes yeux m'abandonnent peu à peu.
J'hésite encore entre te hair et ne plus t'aimer
N'ai je été qu'une ombre dans ton décor?
N'ai je jamais été que le reflet de tes rêves?
Tes yeux n'ont ils jamais fixés sur moi la lumière que tu y mettais?
Dans ce grand labyrinthe, me suis-je perdu à trop vouloir t'explorer?
Comme une disparition, ton départ est plus dur que la mort
Mes premiers mots vont pourtant toujours vers toi
Pourrais-je t'oublier un jour, mon amour?

samedi 12 novembre 2005

Si j'étais une femme: détection primaire

Miossec - Brest

Ici s'arrête ce que je fus, commence ce que je suis.
De loin, je suis spectatrice de mes errances.
Mais aujourd'hui j'en ai fini, je me laisse porter par cette nouvelle apparence.
Il est mort et moi vivante, je le reverrai c'est sûr, un jour, un jour, mais pas encore...
Tenir. Tenir à Lui.

jeudi 20 octobre 2005

Vacuité


mercredi 5 octobre 2005

Volutes associées

Lâcher prise à la vue du vent
Déraisonner librement,
Apprendre de l'automne d'attendre le printemps
Marcher, ne plus s'arrêter
Ouvrir les yeux, ne plus jamais les refermer
Et croiser son regard
Continuer à marcher et te rencontrer

mardi 20 septembre 2005

Mr Brightside

Parce qu'il est souvent des personnes pour écrire mieux que vous ne le ferez jamais, je retourne aux années lycées et laisse la parole à Mr Brightside The Killers:

I'm coming out of my cage
And I’ve been doing just fine
Gotta gotta gotta be down
Because I want it all
It started out with a kiss
How did it end up like this
It was only a kiss, it was only a kiss
Now I’m falling asleep
And she’s calling a cab
While he’s having a smoke
And she’s taking a drag
Now they’re going to bed
And my stomach is sick
And it’s all in my head
But she’s touching his chest
Now, he takes off her dress
Now, let me go

I just can’t look its killing me
And taking control
Jealousy, turning saints into the sea
Swimming through sick lullabies
Choking on your alibis
But it’s just the price I pay
Destiny is calling me
Open up my eager eyes
‘Cause I’m Mr Brightside

mardi 6 septembre 2005

Countless

By the end of the day,
I won't see you anymore
We will close the door;
That was the end of may.

I'm looking at you
You're fencing me
But i still love you.

From the past i hear
The sound of our steps,
The whispering of your tears,
All sound as strange debts.

Some lies, so many cries.
Now, we look at better skies
And in Shakespeare's words I arise:

Love is a smoke raised with the fume of sighs;
Being purged, a fire sparkling in lovers' eyes;
Being vex'd a sea nourish'd with lovers' tears:
What is it else? a madness most discreet,
A choking gall and a preserving sweet.

lundi 6 juin 2005

Ma morte vivante

Dans mon chagrin rien n'est en mouvement
J'attends personne ne viendra
Ni de jour ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance ils perdent leur lumière
Ma bouche s'est séparée de ta bouche
Ma bouche s'est séparée du plaisir
Et du sens de l'amour et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n'avanceront plus il n'y a plus de routes
Ils ne connaîtront plus mon poids ni le repos
Il m'est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j'ai crue infinie

Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau
Pareil au tien cerné d'un monde indifférent

J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres.

Paul Eluard, Manuscrit du poème "La Puissance de l'espoir", avec des projets de pseudonymes.

samedi 7 mai 2005

Tempête

C'est sur les rives de ce continent
De cette terre ou sont nés nos parents
Que nous avons embarqué.
C'est ici que nos destins se sont croisés, nos vies melées
C'est la que tout à commencé.

Nous sommes partis pour une longue traversée
Et a l'aube du jour où nous devions arrivés
Dans cette nouvelle vie su












mercredi 20 avril 2005

Déconseillé au moins de 12 ans.

Quand le moment sera venu, il faudra trouver une nouvelle voie. Celui qui patientera devant la rivière verra flotter le corps de ses ennemis, encore faut-il vivre à une époque barbare... qui n'est plus aujourd'hui. La voie sera donc difficile.
Mais vous pensez à quoi? Qu'elle voie? Une mutation? Non! Une évolution.
Selon la règle, à chaque changement, une purge. Elle peut être longue, elle peut faire mal. Elle peut être séduisante.
Il existe des formes d'huîtres qui peuvent changer de sexe à volonté. Et si nous les Hommes gardions le même sexe toute notre vie par choix d'évolution? Serais-ce la nouvelle voie? La spécialisation qui fige les allégations passagères d'un hasard tout sauf divin?
Alors oui, le moment est enfin venu. Venez vers moi et choisissez votre sexe, choisissez votre vie, choisissez votre ennemi, choisissez moi.

mercredi 13 avril 2005

Stinking beat

C'mon! Let us play our favorite game
Gimme your live stadium sound A.I.M
Moving, growling, sampling, splitting
Now come with me, to my climax cuming

You're lost in space, space cake
Pink dace, maze give you headache
Acid makes you out of dirt
Your brain doesn't like to be hurt

You're my best fuckin' beast
Sounds like dirt beat from the east
You're my best fuckin' beast
Sounds like dirt beat from the east

You never knew how to pimp my head
Neither how to ride me on a bed
Afraid of a nick, yea my name is dick
Fuckin' freak, you eat like a pig ick!

Civilization runs out of gun
Dad still has one called blood BUN
We're near our final dazzling war
We still wait you to stunt the ultimate mar

You're my best fuckin' beast
Sounds like dirt beat from the east
You're my best fuckin' beast
Sounds like dirt beat from the east

jeudi 7 avril 2005

Tout va bien

Bande-son: Duran-Duran - Come Undone. (available in the remote selection)

Il est des jours où tout va bien, le temps passe.
Il est assez long pour en profiter,
pas trop pour ne pas sentir les secondes s'égrener.
Rien n'arrive a perturber cette sérénité.
Pas même ces attaques, les plus basses.

Alors on écoute, on entend.
On joue, on se repend.
On s'épand.

jeudi 31 mars 2005

(Comment j'ai perdu les clés de) l'appartement d'en face.

bande-son: Saez - montée la-haut

Ou ai-je bien pu mettre ces clés, les poser, les égarer.
Ne plus m'en souvenir. J'ai oublié.
Déjà? Non, je dois me rappeler.
Ca ne fait pas si longtemps.
Je demande à mon esprit d'actionner
les ultimes connexions qui vont me mener aux croisements
des mes souvenirs et du présent.
Le présent qui ne m'appartient pas
parce qu'il file au bout des doigts.
Mes souvenirs à moi.

Ou sont ces foutues clés? Je veux rentrer chez moi.
Je crois, je pense que j'y étais bien. Je regarde autour de moi.
Plus rien, en très peu de temps.
C'est comme un voile blanc.
Il descend comme le rideau rouge du théâtre ou je jouais étant petit. Oui, je m'en souviens. Alors pourquoi pas ces simples clés?

lundi 21 mars 2005

J'étais assis

J'étais assis.
Il y avait un mélange des couleurs qu'on ne trouve pas chez moi.
Il y avait des odeurs que l'on ne sent pas chez moi.
J'étais assis et je regardais tous ces gens.
Eux aussi ils regardaient. Mais on ne se regardait pas.
Il y avait un mélange architectural et du brouillard malgré le soleil.
Il y avait le silence résonnant des prières.
Il y avait le bruit sourd de la fourmilière grouillante et sous-terraine.
J'étais au carrefour des cultures qui se croisent et s'ignorent.
J'étais là où vont les amoureux.
J'étais assis à Paris.

jeudi 24 février 2005

Disparitions et révolutions

Disparitions soudaines ou forcées
Révolution décalée, déchue ou privée
Nous perdons aujourd'hui le Patron des papetiers
Ma liste va encore s'allongée...

Retourne où ailleurs tu pourras mieux essaimer
Révérence.

Edit: Grande, elle s'était inclinée
Petite et revenue elle s'est retrouvée
Le Parti n'aime pas être floué. Irrévérence.

NDLR au pouvoir: il semblerai que des fuites aient eu lieu sur nos serveurs hébergeant nos papiers d'hommage funèbre. Le Parti soupçonne, le Parti enquête, le Parti sanctionnera.

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